Critique


Michel Serres

L’Interférence. Hermès II


1972
Collection Critique , 232 pages
ISBN : 9782707301093
18.00 €


Interférence peut se lire inter-référence. Rien n’existe, rien n’est pensé, nul ne perçoit ni n’invente s’il n’est un récepteur mobile plongé dans un espace de communication à une multiplicité d’émetteurs. Espace où circulent des messages, que le bruit remplit, où durent des stocks. Espace dont l’encyclopédie est une figure.
Interférence est une image. Elle donne à voir ou à entendre des zones d’ombre et de lumière, d’éclat sonore et de silence. Les sciences interfèrent multiplement : l’épistémologie balance entre le savoir aveuglant et les plages noires de l’insu. Après le livre des clartés, il faudra écrire, parmi le bruit, son complément ténébreux : l’article de la mort.

‑‑‑‑‑ Table des matières ‑‑‑‑‑

Introduction – Chapitre 1. L’interférence théorique : Tabulation et complexité – Chapitre 2. L’interférence objective : Ce qui est écrit sur la table rase – Chapitre 3. L’interférence monadique : Le point fixe et l’intersubjectivité – Conclusion – Appendices : Ce que Thalès a vu au pied des pyramides – Musique et bruit de fond – Mathématisation de l’empirisme – Déontologie : la Réforme et les sept péchés – Rires : les bijoux distraits ou la cantatrice sauve.

François Châtelet (L’Express, 1972)

 En hommage à Bachelard, la formation d’un nouveau nouvel esprit scientifique qui se définit comme une philosophie du transport intersection, intervention, interception, à travers les sciences et à travers ce qu’elles expriment ou instituent le monde des choses et des hommes. 

 




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